EDEN PARK

L’histoire d’Eden Park a pour acteurs d’authentiques joueurs de rugby appartenant à l’un des plus prestigieux club Omnisports du monde : le Racing Club de France.

Au cours de leurs carrières, certains d’entre eux, dont Franck Mesnel, Eric Blanc et Philippe Guillard, s’y illustrèrent d’une façon particulière en mêlant performances et fantaisie à l’occasion de leurs matchs. Dans un sport très emprunt de tradition, cet état d’esprit, bien que légèrement décalé, a su rester respectueux des plus importantes valeurs. C’est ainsi que les avants surnommèrent leurs trois-quarts : « le Show-Bizz ».

Leurs nœuds papillons roses en finale du championnat en 1987 et leur esprit blagueur, capable de toutes les audaces, sont restés dans les mémoires autant que leurs chevauchées flamboyantes sur les terrains de l’Hexagone. Franck Mesnel, Eric Blanc, Jean-Baptiste Lafond, Yvon Rousset et Philippe Guillard, les trublions trois-quarts du Racing, ont suscité à l’époque un véritable engouement.

« A 27 ans, il a fallu se mettre à bosser, explique Franck Mesnel. J’avais fait six ans d’architecture mais j’ai abandonné pour lancer une marque de vêtements, des maillots de rugby. Nous savions que c’était porteur, nous avons visé du haut de gamme. Restait à rencontrer le public. » Et à trouver un nom. Au retour de la première Coupe du monde en Nouvelle-Zélande, une évidence s’impose.

« Par rapport à l’admiration que nous avions pour les All Blacks, nous avons choisi Eden Park, leur stade à Auckland », raconte Mesnel, président du directoire d’une société qui exporte dans plus de vingt pays et habille les XV de France, d’Angleterre, d’Irlande et du Pays de Galles (licences officielles).

Autre preuve de son attachement à la Nouvelle-Zélande, en octobre 2010, l’ancien ouvreur international rachète les poteaux du stade vendus aux enchères pour venir en aide aux victimes du tremblement de terre qui a eu lieu le mois précédent. « Ils datent de 1961, mon année de naissance, indique Mesnel.

Ils mesuraient 18 m de haut pour 400 kg chacun, nous les avons transportés par bateau. On en a confié une partie au sculpteur belge Arne Quinze qui a exposé son œuvre d’art au donjon de Vez (Oise). Une autre sera transformée en trophée et il est probable que les finalistes de 1987 en récupèrent un petit bout. »

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