LES TROPEZIENNES
Les Tropeziennes par M. Belarbi : de la sandale iconique au vestiaire féminin
Une histoire née à Saint-Tropez
Les Tropeziennes par M. Belarbi voient le jour au début des années 1980, au cœur de Saint-Tropez, dans cette Côte d’Azur qui cristallise à elle seule l’évasion, la lumière et l’élégance décontractée. À l’origine : Mo Belarbi, créateur autodidacte passionné de cuir et de voyages, qui rêve d’une sandale simple, solaire, capable de résumer l’été à elle seule.

Très vite, la marque s’impose comme l’un des symboles de l’art de vivre méditerranéen : marcher les pieds nus dans du cuir souple, sentir la mer au loin, adopter un style sans effort – chic, bohème, intemporel. Les Tropeziennes deviennent une icône estivale, portée sur les terrasses, sur le port, sur les routes de vacances.
Une philosophie simple, qui fait la différence
L’ADN de la marque repose sur trois principes essentiels :
- Le cuir et l’artisanat : le confort n’est jamais sacrifié au style.
- La simplicité chic : une élégance qui ne se prend pas au sérieux.
- L’accessibilité : des créations qui parlent à toutes les femmes.
Cette vision – loin de la mode compliquée – permet à la marque de traverser les tendances sans jamais trahir son esprit originel.
Les chaussures : un héritage fort
Si l’on prononce « Les Tropeziennes », on pense d’abord aux sandales. Leur silhouette en lanières de cuir, tantôt minimaliste, tantôt plus ornée, fait partie d’un imaginaire collectif : celui de l’été français.

Au fil du temps, la marque élargit son offre : sandales daim, spartiates métallisées, mules, sabots, bottines pour l’automne, baskets au style méditerranéen. Si la saison chaude reste son terrain naturel, Les Tropeziennes parviennent à installer leurs chaussures dans un quotidien plus urbain, sans trahir l’esprit Riviera.
Quand la sandale inspire le vêtement
Depuis quelques années, la marque ne se contente plus de chausser les femmes. Elle les habille.
Une évolution logique : les clientes ne veulent plus seulement une paire de sandales, mais un style complet. À partir de son succès dans la chaussure, Les Tropeziennes imaginent un vestiaire féminin fidèle à leurs codes.

La proposition mode s’étend alors : robes fluides, pantalons larges, mailles naturelles, vestes en denim brodé, top en matières légères, silhouettes confortables que l’on associe à une paire emblématique. Le vêtement devient la continuité de la sandale, comme si la marque avait simplement décidé de prolonger l’histoire.
L’univers se construit autour de la même idée : une mode lumineuse, libre, facile à porter, qui accompagne les femmes du matin au soir – à la ville comme en vacances.
Une transition audacieuse mais cohérente
Pourquoi cette incursion dans le prêt-à-porter ?
- Élargir l’identité, passer d’une marque d’accessoires à un univers complet.
- Étendre la saisonnalité : la sandale vit trois mois ; la robe, le pull ou la veste vivent toute l’année.
- Créer un lifestyle : la cliente Les Tropeziennes ne cherche pas seulement un produit, mais une émotion – celle de la Méditerranée.

Ce positionnement, longtemps occupé par des marques de bord de mer anglo-saxonnes, trouve ici une interprétation française, plus sensuelle, plus artisanale.
L’esprit French Riviera, revisité
Les collections de vêtements mettent en avant des matières souples, des couleurs poudrées ou chaudes, des coupes faciles à porter. On y trouve :
- des robes courtes drapées,
- des robes longues aériennes,
- des jupes et shorts en matières naturelles,
- des pantalons fluides,
- des vestes en jean revisitées, parfois brodées,
- des tops légers et décolletés subtils.

Chaque silhouette semble conçue pour se marier à une paire de sandales : on marche, on vit, on profite. On reconnaît cette mode d’été élégante, avec un parfum de sel.
Des perspectives d’avenir
L’avenir de la marque se joue sur sa capacité à devenir une maison complète, sans renier ce qui l’a rendue mythique. Quelques pistes se dessinent déjà :
- Affirmer une esthétique lifestyle, où la sandale ne suffit pas mais inspire tout.
- Développer l’hiver, avec des pièces structurées et des bottines qui marquent la saison.
- Renforcer le lien avec l’artisanat, notamment via le cuir, les broderies, les tissages.
- Devenir une référence du chic méditerranéen, à l’instar de certaines marques italiennes et espagnoles.

Les Tropeziennes ont l’avantage d’un héritage puissant : peu de marques possèdent une icône aussi précise et identifiable que leur sandale. Si elles réussissent à transformer cette signature en un vestiaire complet, elles pourraient s’imposer comme l’une des maisons françaises du prêt-à-porter estival durable.
En conclusion
Les Tropeziennes par M. Belarbi, c’est d’abord une histoire d’été – un cuir, une lumière, une liberté. C’est ensuite une ambition nouvelle : habiller la femme dans la même énergie que celle qui l’a fait marcher.

De la sandale aux robes, de Saint-Tropez au quotidien urbain, la marque raconte la même histoire : une élégance simple, solaire, accessible. Une mode qui ne se crie pas, mais qui se vit.